Jean-Louis MARTINET (1912-2010)

Jean-Louis Martinet entre au Conservatoire de Bordeaux en 1929, puis, après quatre années d’études, il entre au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris.

Il travaille l’harmonie avec André Bloch, la fugue et le contrepoint avec Charles Koecklin à la Schola Cantorum, suit parallèlement les cours de fugue de Simone Plé-Caussade, étudie la composition avec Roger Ducasse et Olivier Messiaen, la direction d’orchestre avec Roger Désormière et Charles Munch. Il s’initie à la technique sérielle avec René Leibowitz à partir de 1945.

Ses premières oeuvres traduisent l’influence de Debussy. Entre 1944 et 1949, son style se personnalise tout en reflétant les influences de Stravinsky, Bartok et Messiaen (œuvres symphoniques comme Orphée, la trilogie des Prométhées).

Entre temps, les variations pour quatuors à cordes témoignent de son détour dans l’atonalisme viennois. Il s’intéresse aux œuvres d’Anton Webern dont il considérera bientôt qu’il mène à un intellectualisme stérile.

Au début des années 1950, il se détourne de la musique atonale, qu’il juge “angoissée”, et va progressivement rechercher à synthétiser les diverses techniques d’écriture musicale. Il s’intéresse à la politique, se rapproche du socialisme.

C’est alors que sous l’effet, semble-t-il, d’une crise philosophique et sociale, il revient à un art très traditionnel tant par son langage que par son esthétique néo-romantique de tendance populiste à l’image des musiciens soviétiques (une série de 6 mouvements symphoniques).

Ses convictions politiques n’ont sans doute pas été étrangères à son isolement musical, comme il s’en explique lui-même, Il part au Canada au début des années 1970 et enseigne au Conservatoire de Montréal de 1971 à 1976, date de son retour en France.

Jean-Louis Martinet est décédé en région parisienne le 20 décembre 2010, à l’âge de 98 ans. Il a été incinéré dans la plus stricte intimité le 4 Janvier 2011 au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

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